Lettre d'information du Forum Seconde Guerre Mondiale
Edition de Avril 2008
http://deuxiemeguerremondia.forumactif.com

Editorial

Chers membres,

Un coup de grain sur le forum a servit de transition entre l’hiver et le printemps et a quelque peu influencé la ponctualité de la parution des « Nouvelles du Front ».

Enfin, voici la feuille de chou prête et quelques informations, qui j’en suis sûr, vont vous faire plaisir à lire.
Vous avez sans nul doute remarqués les changements au sein de l’équipe qui s’est bien renforcée et peut ainsi fonctionner pour le bien de tous et du forum. Des contributeurs prolixes et bien documentés (qui se reconnaitront) fournissent à tous d’agréables moments de lectures et des découvertes historiques chacune plus enrichissante que les autres. Des débats liés à certaines actualités ont également vu le jour dans la cantine et les interventions de chacun furent calmes et empreintes de clairvoyance ce qui est très agréable, nous évitant ainsi de devoir modérer à tours de bras. C’est grâce à tous que le forum devient petit à petit adulte. La soif de savoir ou de communiquer qui nous anime tour à tour dans une ambiance conviviale rend l’ensemble plus qu’intéressant.

Merci à toutes et tous et bonne lecture.
Cordialement,

Toute l’équipe du forum « Vert »

 

Disparition de Georges Jaspis, aviateur

Georges Jaspis était un ancien pilote des belges libres de la RAF au sein du Squadron 609 , le West Riding of Yorkshire. Cette escadrille est une des plus célèbres de la seconde guerre mondiale, car elle a été une des premières à employer le Hawker Typhoon, mais elle a également eu en son sein une palette d’as ou de virtuoses du manche à balais. Excepté Jaspis, on peut nommer Roland Beamont, « Pinky » Stark, Raymond « Cheval » Lallemand, Charles Demoulin (l’auteur de « mes oiseaux de feu ») et d’autres pointures, telles que « Paulo » Cooreman, Baudouin de Hemptinne, de Spirlet, ou encore Jean de Selys-Longchamps qui attaqua en rase-mottes le QG de la Gestapo de l’avenue Louise à Bruxelles, sur sa propre initiative, ce qui lui valu une décoration prestigieuse (la DFC) mais également une rétrogradation…

Georges Jaspis était un de ces talentueux aviateurs qui a participé directement à l’écrasement de la bête immonde. T itulaire de nombreuses decorations nationales et internationales (DFC, Legion d'Honneur .. .) , il est mort dans sa 92eme ann ée, en décembre 2007. L’interruption de la parution de la newsletter nous a empêché de lui rendre hommage, aussi c’est avec un peu de retard que nous retraçons son parcours.

Georges Jaspis est né le 11 novembre 1916, à Opprebais. Il a débuté dans l’aviation par l’école d’aviation civile à Bruxelles puis l’école de pilotage à Wevelgem. Lorsque la guerre a éclaté, cela faisait un an qu’il volait , après avoir obtenu son brevet de pilote militaire. Il était alors détaché à Tirlemont dans la 5e escadrille, 3ème groupe, 1er régiment aéronautique.

Sa passion pour l’aviation a démarré à l’âge de 7-8 ans . « J ’étais passionné par les avions, j’adorais le mouvement, et puis j’étais un peu cow-boy sur les bords  », déclara-t-il au cours d’une interview . A 10 ans, il s’était déjà décidé à rentrer dans la force aérienne belge . Dans son village il y avait un mécano, un chef de hangar, qui lui racontait des anecdotes et qui l’ encouragea dans cette voie.

Le 10 mai 1940, premier jour de la guerre, tous les avions de l’escadrille de Jaspis décollèrent . «  Je devais aller sur la plaine de Horion-Hozémont. Après quelques minutes de vol, je me suis retrouvé face à face avec un avion allemand. Au moment où j’ai tenté d’actionner les mitrailleuses, j’ai constaté qu’elles ne fonctionnaient pas. Je suis donc passé sous l’avion allemand, qui n’a pas tiré. En fait ils venaient bombarder l’aérodrome  » .

A l’atterrissage, Jaspis est horrifié. Il racont e au commandant de groupe l’histoire qui venait de lui arriver . Les avions avaient été dépourvus d ’une pièce du système pneumatique de mise à feu des mitrailleuses une semaine auparavant, afin d’éviter des attaques intempestives des belges…

«  Un peu plus tard, un avion de reconnaissance allemand est passé au dessus de nous. J’ai demandé pour aller l’abattre, mais le commandant a sorti son pistolet 7,65 en disant « non, on ne décolle pas, je n’ai pas reçu d’ordre ». Une demi-heure plus tard, 9 Messerschmitt détruisaient nos 13 avions camouflés sous les pommiers. Mais ça, on ne le raconte jamais  » .



Plus tard , il rejoint la RAF (Royal Air Force) au sein de l’escadron 609 West Riding of Yorkshire . «  J’ai le nom de tous les pilotes que j’ai abattus. C’est horrible de penser à leur âge. Ces pauvres types volaient comme nous. Ce n’était pas l’homme qu’on tentait d’abattre, c’était l’avion, la machinerie ennemie. Il n’y avait pas vraiment de haine, en tout cas au début, pour l’ennemi en tant que personne humaine. Si ceux que j’ai abattus étaient ici, on boirait des pintes ensemble  » .

Un soir, alors que l’escadrille stationnait dans le Pas de Calais, un pilote militaire allemand qui s’était égaré se pose sur le terrain de l’escadrille . Il devait se poser à Cherbourg et a confondu. Une fois posé, les gardes sont allés voir jusqu’au pied de l’avion et le pilote s’est rendu. Après cinq minutes au bar , le pilote est presque déshabillé, dépouillé de ses insignes. «  On a bu des pintes et des pintes ensemble et puis on lui a fait un bon lit. Chacun voulait garder un souvenir de lui. Je crois qu’on peut parler d’une espèce de chevalerie du ciel.

Le lendemain, la police militaire est venue, il a été fait prisonnier de guerre  » .

Après avoir volé sur des Spitfires, Georges Jaspis est intégré dans une escadrille de Typhoons, l’appareil d’attaque au sol par excellence de l’époque, équipés de roquettes et de quatre canons de 20 mm. «  Pendant la première phase du débarquement, sur les plages, on ne nous a pas appelés. Avec le recul, je pense qu’il y a eu un manque de compréhension. Nous aurions du être beaucoup mieux utilisés, ce qui aurait économisé beaucoup de vies . Quand ça allait vraiment mal pour les alliés on nous envoyait par 4 ou 8 avions pour tirer sur les fortifications, les blindés ou les sites de canons. Les bunkers sautaient, tout explosait sur notre passage. En fait on détruisait tout ce qui résistait aux alliés. On nous appelait, et vingt minutes plus tard nous faisions un passage, et tout était rasé. Nous avons aussi attaqué les ponts sur la Seine afin d’éviter que les allemands ne se reconstituent en quittant la Normandie. On partait de 3000 m, en piquant presque à la verticale à plus de 800 km/h et on lâchait les roquettes  ».

A la fin de la guerre, Georges Jaspis survol e la Ruhr , complètement détruite. «  C’était épouvantable. J’ai volé aussi jusqu’en Inde où j’amenais des troupes, puisque l’Angleterre était toujours en conflit avec le Japon   » .

Pendant 5 années de guerre, Georges Jaspis fut marqué par l’ambiance de la Royal Air Force . L’esprit de corps y était particulièrement présent , une société dans laquelle tout le monde avait de l’estime pour l’autre. Le patriotisme britannique le surprend, comme de reste la certitude dans la victoire . «  Côtoyer cette force aérienne militaire ou en faire partie en tant que pilote, c’était très fort comme sentiment . J’ai rencontré des personnes fantastiques par leurs compétences, des personnes passionnées. Pour bien comprendre cet engagement, il faut vraiment être dans l’action.Parfois aussi, on a eu très peur, mais on ne le montrait pas trop et on reprenait du service illico, en se regonflant à bloc. A une période, j’ai été touché 3 jours de suite par la défense anti-aérienne. Le 3ème jour j’étais vert ! Le jour suivant, pas un seul coup de canon vers nous. C’était reparti  ».

Après-guerre, Georges Jaspis quitte la force aérienne et passe la totalité de s a carrière à la Sabena, ou il devient le pilote titulaire du plus grand nombre d’heures de vol.

La reconnaissance et les honneurs ne l'ont jamais intéressés. «  Je n’ai toutefois pas tiré un trait définitif sur ce qui s’est passé et mon expérience des avions. J’ai conservé une certaine mémoire qui a moins trait à la guerre en tant que telle qu’à mon expérience aérienne  » .

Phil642

Les armes bactériologiques russes durant la seconde guerre mondiale

L’unité 731, est connue entre autre pour ses expérimentations portant notamment sur l’anthrax vis-à-vis des populations chinoises. Moins connu est l’emploi de bacilles dans le cadre de la grande guerre patriotique par l’Armée rouge durant la seconde guerre mondiale.

En 1942 se déclare, à quelques dizaines de kilomètres de Stalingrad, une épidémie de tularémie parmi les troupes allemandes de la cavalerie blindée. Cette maladie, propagée par les rats, lièvres et autres rongeurs du même type, tombe au pire moment pour les troupes d’Hitler. Peu de temps avant l’attaque de la ville portant le nom du dictateur communiste.

Curieusement, les forces allemandes ne sont pas les seules à être touchées par cette épidémie. Du côté soviétique, les malades sont si nombreux que l’état-major s’est décidé à installer une dizaine d’hôpitaux de campagne afin de lutter contre le fléau. En l’absence d’antibiotiques qui sont encore chichement attribués sur le front de l’est, des régiments entiers sont presque paralysés. Les soldats, quel que soit leur grade, sont victimes de fortes fièvres, de maux de tête suivis de douleurs musculaires et d’une grande fatigue. Certains voient leur peau s’ulcérer, d’autres ont les poumons attaqués, d’autres encore ont les glandes thyroïdes qui ont quadruplé de volume. La population civile des environs n’échappe pas non plus à l’épidémie et bientôt ce sont des centaines de personnes contaminées qui sont comptées dans toute la région ceinturant Stalingrad.

Que s’est-il passé ? C’est en fait la première attaque bactériologique sur le front Est de l’histoire. Les soviétiques ont vaporisé un virus développé dans leurs laboratoires de Tularémie, lequel a effectivement touché les troupes nazies comme prévu. Mais, malheureusement, peu de temps après, le vent a tourné et a fait revenir vers la partie du front occupée par l’armée rouge une bonne partie des spores. Celles-ci ont contaminé aussi bien les soldats que les civils. Et sans parler des centaines de milliers de rats qui ont eux aussi assuré une propagation record de l’épidémie... D’un côté comme de l’autre. En fait, l’épidémie est si grave que Von Paulus a du momentanément interrompre son offensive à Stalingrad. Et plus de la moitié des prisonniers allemands capturés par les soviétiques avant et pendant la bataille sont infectés par la maladie.

Historiquement parlant, ce n’est pas le tout premier emploi d’armes bactériologiques au cours d’un conflit. La première en date remonte au XVIIIème siècle ou, au « nouveau monde » à la suite d’une guerre entre français et anglais, des couvertures infestées de petite vérole ont été distribuées aux amérindiens de la tribu des Delaware, afin qu’ils soient exterminés par la maladie.

Bien avant, il était courant à l’époque de Rome de disposer des cadavres d’animaux en putréfaction dans les cours d’eau ou puits. En Chine par ailleurs, il était de coutume d’envoyer des cadavres de pestiférés dans les villes assiégées. En Urss, la recherche dans le domaine des armes bactériologiques a été lancée une fois Lénine au pouvoir.

En 1917, la révolution russe éclate. S’en suit un conflit meurtrier trop souvent oublié, qui opposa russes blancs et russes rouges pour la conquête du pays. Jusqu’en 1921, ces troupes, parfois aidées des alliés (français, britanniques, américains, japonais), se battirent dans presque toutes les régions de Russie, de Vladivostok jusqu’en Crimée, en passant par Moscou. On releva près de 10 millions de morts, dont beaucoup décédèrent à la suite d’épidémies de typhus [0], générées à la fois par des conditions de vie insalubres et une famine généralisée.

Ce nombre de morts très élevé attira l’attention de l’état-major de l’armée rouge, qui en conclut qu’une épidémie d’une telle sorte était bien plus efficace, sur le plan défensif aussi bien qu’offensif, que l’utilisation de n’importe quel fusil ou canon. Bien qu’ayant gagné la guerre, les communistes encore assez faibles, n’avaient qu’une crainte, celle de voir un nouveau conflit menacer leur pouvoir. Des gouvernements hostiles aux bolcheviques maintenaient leur pression sur le pays et il devint rapidement évident que la détention d’une arme terrible serait à même d’assurer la survie de la révolution. L’Urss ne manquait pas de scientifiques. Si l’on excepte le cas Lyssenko, la génétique et la biologie ont progressé grâce aux recherches menées par certains chercheurs russes, tels qu’Ivan Filipjev, Waldemar Haffkine qui fut le premier à développer un vaccin anti-choléra puis anti-peste, ou encore le prix Nobel de médecine Illya Metchnikov, qui découvrit les mécanismes de défense immunitaires contre les bactéries au moyen des globules blancs.

Aussi l’état-major de l’Armée rouge mit à contribution certains scientifiques russes, et dès 1928, ordre leur fut donné de transformer le typhus en une arme bactériologique à des fins d’emploi sur le champ de bataille. Le fait que trois ans plus tôt l’Urss avait signé le traité international de Genève bannissant l’usage d’armes chimiques et bactériologiques n’avait strictement aucune importance…

Le développement de cette arme bactériologique fut lent et synonyme de mort d’hommes, car les méthodes liées à leur élaboration étaient encore très primitives en comparaison à ce qui existe aujourd’hui. Les germes pathogènes étaient inoculés à un embryon de poulet ou à un rat, l’animal était ensuite tué lorsque la concentration de bactéries parvenait à son maximum, avant d’être liquéfiée pour être ensuite disséminée dans des explosifs, tels qu’obus ou bombes.

Le premier laboratoire à développer ces armes fut abrité au sein de l’académie militaire de Leningrad (aujourd’hui Saint-Pétersbourg) ou des milliers d’œufs étaient ainsi expédiés à un moment ou la population peinait à s’offrir un repas complet par jour.

En 1930, après deux années de recherches et d’expérimentations, les scientifiques et militaires soviétiques touchèrent au but. Ils parvinrent à conditionner le typhus sous forme liquide ou poudreuse, afin de l’employer sous forme d’aérosol, dont la vaporisation aurait été effectuée par avion, à la manière des appareils d’épandage d’engrais ou de pesticides dans certaines fermes américaines ou russes.

En dépit du succès rencontré par ces recherches, l’état-major soviétique n’était pas encore satisfait et souhaitait que d’autres développements soient menés sur d’autres vecteurs d’épidémies. Mais la poursuite de ce genre de recherches s’avérait impossible à Léningrad. L’académie militaire présentait deux défauts, le premier était celui d’être disposée dans une grande ville, le deuxième celui de n’offrir qu’un nombre réduit de locaux.

Décision fut alors prise de déménager le laboratoire et les scientifiques pour les disposer à l’écart de la population et de continuer à mener ces recherches dans le plus grand secret. L’endroit idéal fut trouvé dans la région de la Mer Blanche, plus précisément sur les îles Solovetski, un archipel qui servit entre autre à enfermer les premiers prisonniers politiques dont le plus fameux fut le monastère orthodoxe datant du XVème siècle ou des centaines de Zeks (déportés politiques) furent exécutés.

Cette main d’œuvre corvéable à merci –dont les conditions de vie sont parfaitement décrites par Alexandre Soljenitsyne dans « l’archipel du Goulag »- participa à la construction des bâtiments qui abritèrent bientôt ce qui fut considéré comme le deuxième plus important laboratoire de recherches sur les armes bactériologiques soviétiques. Il subsiste quelques doutes sur l’emploi de prisonniers à des fins d’expérimentation des premières armes de ce type. Une certitude demeure : au moins une épidémie décima la colonie, du fait des conditions de recherches et de l’isolation des laboratoires, qui n’étaient pas celles qui ont aujourd’hui cours, avec des laboratoires ultra sécurisés.

Ainsi des recherches furent menées sur la fièvre Q (une maladie qui s’attaque entre autre au cœur) [1], sur la morve (dont la bactérie, Burkholderiamallei, e n raison de son pouvoir pathogène aussi bien pour les équidés que pour l'homme, avait fait l’objet d’études pour utiliser ce germe durant la première guerre mondiale ) [2].

La peste fit également l’objet de recherches. Mais les expérimentations stoppèrent avec la mort de quelques uns des scientifiques, contaminés.

Lorsque l’opération Barberousse fut déclenchée, les laboratoires et notamment celui de Leningrad, furent parmi les premiers équipements ou industries à être évacués. Tubes à essais, fermenteurs et autres ustensiles liés aux recherches portant dur les armes bactériologiques furent mis dans un train qui ne s’arrêta qu’une fois la ville de Kirov atteinte, à l’ouest de la chaîne de montagnes de l’Oural. Le laboratoire fut remis sur pieds et les recherches reprirent presque immédiatement, notamment celles portant sur la fièvre Q. Et curieusement, alors qu’aucune épidémie de fièvre Q n’avait jusqu’alors été relevée en Urss, les troupes allemandes stationnées en Crimée en furent victimes en 1943.

La perte de l’archipel des Solovetski, dont le laboratoire avait été évacué un peu après celui de l’académie militaire de Leningrad, entraîna la recherche d’un nouveau lieu pour tester l’efficacité de ces nouvelles armes. L’endroit fut rapidement trouvé, une île portant, ironie du sort, le nom d’île de la renaissance, perdue en plein milieu de la mer d’Aral ou furent menés jusqu’en 1992 des dizaines et des dizaines d’essais sur des animaux, dont la plupart furent des singes.

En 1945, une fois la victoire remportée, l’Urss s’intéressa de très près aux expériences menées par la section 731 de l’armée impériale japonaise. Toute la documentation saisie fut ainsi rapatriée, grâce au Nkvd, à Moscou ou elle fut étudiée de très près par les militaires aussi bien que les scientifiques. Elle permit aux Russes de poursuivre le développement de la boîte de Pandore bactériologique qui encore aujourd’hui représente une des plus graves menaces pour l’humanité. Non content d’avoir développé des armes autour du typhus, de la peste ou encore de la grippe, les savants rouges ont poursuivit ensuite sur Ebola et d’autres virus qui ont défrayé la chronique il n’y a pas aussi longtemps que cela. Mais ceci est une autre histoire…

La recherche sur les armes bactériologiques précédant la victoire des alliés n’est pas le seul et unique fait de l’Urss. En Grande-Bretagne, ce type de recherches a été mené assez tôt, puisqu’en 1942 à la suite d’expériences, une île écossaise, Gruinard, fut contaminée par la maladie du charbon pour les 48 années suivantes et de ce fait déclarée d’accès interdit.

Ming

Quelques explications supplémentaires :

[0] Le typhus est une maladie portée par les rongeurs tels que rats ou encore par certains acariens tels que poux, puces et tiques. C’est une maladie liée a des conditions sanitaires mauvaises. Ainsi, en dehors des camps de concentration, on la rencontrait auparavant sur les bateaux, dans les prisons, etc. Le typhus se caractérise par trois phases de développement : l’incubation, la rémission et l’intoxication. Il se traite par antibiotiques.

[1] La fièvre Q a été décrite pour la première fois en 1935 chez des employés d'un abattoir de Brisbane en Australie. L'infection a dans un premier temps été appelée fièvre des abattoirs puis « Query fever », query signifiant « question » pour souligner les incertitudes relatives à son épidémiologie. La fièvre Q chronique, dont la forme la plus fréquente est une endocardite, fait la gravité de l'affection, avec une mortalité de 25 à 60% en l'absence de traitement.

[2]La morve est une maladie infectieuse grave, dont la contamination se fait via une plaie, par inhalation ou encore par ingestion d’aliments ou d’eau contaminés. Une très faible quantité de germes suffisent à induire la maladie, d’où les recherches menées pour en faire une arme bactériologique.

Elle provoque une série d’abcès au niveau des organes vitaux, tels que foie, rate et poumons. Un de ses symptômes caractéristique réside au niveau de l’inflammation des voies nasales avec rejets. En l’absence de traitement, la mort survient au bout de quelques jours par septicémie (empoisonnement sanguin).

L'accès aux archives : menacé ?

Le Droit régule notre société, des réformes sont donc nécessaires.

Selon l'article 9 du Code civil, « Chacun a droit au respect de sa vie privée »

Vous avez surement entendu parlé du nouveau projet de loi concernant les archives Nationales. Toutefois vous vous demandez peut être qu'elle est la place de cet article, dans notre Newletter?

Il concerne, malheureusement en partie les archives de la Seconde Guerre Mondiale.

Ce projet de loi, à pour but essentiel, de protéger la vie privée des personnes. Toutefois, doit on protéger de telles données au nom de la vie privée et au détriment de l'Histoire?

On constate que ce projet emporte de vives critiques :

En effet,beaucoup d'historiens, mais aussi des sociologues, des philosophes du droit , des citoyens ont adressé une lettre ouverte aux parlementaires.( via l'Association des usagers du service public des archives nationales (AUSPAN).

En interdisant l'accès aux archives avant soixante-quinze ans si le texte passe comme tel, la loi empêcherait par exemple l'accès aux documents pour des périodes aussi sensibles que le régime de Vichy ou la guerre d'Algérie.

Le but d'une réforme etait d'adoucir l'accès aux archives.On constate dès lors que le projet de loi s'oriente plutôt vers un durcissement.

Doit on acceuillir sereinement cette réforme ? ou doit on considérer que celle ci n'est qu' une volonté de contrôler des archives aux périodes les plus importantes de l’Histoire?

Je vous propose d'en débattre sur le forum sur le fil " avant projet : accès aux archives », se situant dans la cantine.

Reine

La photo du mois !

De nombreuses photos de reconstitution ce mois ci aussi bien belge que française. De belles tenues ont été présenté: Greytwo en maquisard; Gerboise en RAF...

PVT. Hudson a retenu notre attention par la crédibilité de sa tenue de BAR Ammo-bearer de Glider 82ème , le réalisme de ses photos...

 

 

 

Quelques nouveaux membres actifs

Pendant ces quelques mois vous avez pu constater la qualité de nombreuses recrues. Pour n'en citer que quelques un: Eddy Marz, Roger15, Sturmovik, Margaretha Zelle (l'officiel 1000ème membre)...


Statistiques

Nombre de nouveaux messages:
3496, soit le 4ème score des 12 derniers mois et 8% du nombre total de message.

Nombre de nouveaux sujets:
237 sujets ont été ouvert ce mois-ci, soit aussi le 4ème score des 12 derniers mois.

Meilleurs posteurs:
Hors modérateurs, Glider82, Goliath, Thomasp86 sont les meilleurs posteurs de ce mois.

Nombre d'inscription du mois d'Avril:
Nous avons acceuilli 44 nouveaux membres durant ce mois. Nous avons donc atteint les
1050 membres.

Journées du forum vert

Comme vous le savez ou si vous ne le savez pas, ou comme vous devriez le savoir, l’édition 2008 des
journées du forum vert arrive à grands pas. Cette année, les journées se tiendront sur 3 jours en Alsace au cours d’un week-end dont les dates sont à voter.

A vous de vous prononcer sur le choix entre deux possibilités :
- Soit le week-end du 28-29-30 juin 2008
-
Soit le week-end du 5-6-7 juillet 2008

Votre présence est fortement souhaitée et nous comptons sur vous. Nous nous connaissons presque tous virtuellement, il est toujours plus agréable de se rencontrer et de pouvoir échanger, discuter de vive voix ! C’est la raison pour laquelle
nous avons concocté un programme qui ne vous laissera pas le temps de vous ennuyer :


Le programme de ces journées :

Samedi :
10h-11h-12h : Arrivée, prise de contact et repas (prévoir la nourriture pour le barbecue).
Apres midi : Mise en place du campement et balade dans Colmar.
Soirée: Pot de départ offert par JP et Dodo demain longue journée.

Dimanche:
9h30-10h : départ en direction du mémorial de la poche de colmar.
12h : Repas (prévoir un pique nique).
Apres midi : Escapade en direction des ouvrages fortifiés et blockhaus dans les environs de colmar.
Soirée : Jeu du maillon faible questions historiques sur la 2de guerre mondiale.

Lundi:
Cette journée est prévue pour ceux qui veulent rentrer tranquillement mais il restera l'équipage de Joseph Porta-Ming qui pratiquera une retraite vers Paris en appliquant la tactique de la terre brûlée du viol et du pillage, cela va de soit.


VOUS ETES PRIES DE NOUS PRECISER SI VOUS COMPTEZ VENIR A CES JOURNEES

Ce que nous allons visiter :

Le mémorial de la poche de Colmar
Situé dans un caveau voûté du 18ème siècle (ayant servi d'abri aux habitants de Turckheim au cours de la Seconde Guerre Mondiale), le musée présente le témoignage des événements de deux mois d'enfer autour de Colmar à travers les acteurs de cet affrontement et la technologie des matériels de l'époque.
Un aperçu valant mieux qu’un long discours, vous pouvez visiter virtuellement le musée ici :

http://musee.turckheim-alsace.com/

Lettre d'information du Forum Seconde Guerre Mondiale
Edition de Avril 2008
http://deuxiemeguerremondia.forumactif.com