Lettre d'information du Forum Seconde Guerre Mondiale
Edition du mois de Mai 2008
http://deuxiemeguerremondia.forumactif.com/index.forum


Editorial

Bonjour toutes et tous! (Ou bonsoir c'est selon).

Comme vous le voyez, les nouvelles du front apparaissent encore sous le nouveau format que nous tachons de rendre plus convivial. Bien entendu nous comptons rendre cette Newsletter participative, je vous explique le concept sans plus tarder: Vous appréciez un sujet, vous désirez exercer vos talents littéraires? La newsletter est la pour vous y aider. Pour ce faire il vous suffira de contacter l'équipe du forum par message privé et de proposer un sujet qui vous tiens a coeur. L'équipe vous donnera alors son accord et vous lui soumettrez plus tard votre article une fois fini. Comme nous le disons souvent "les questions les plus bêtes sont celle qui ne sont pas posé" on peut l'étendre donc a "les articles les plus bêtes sont ceux qui ne sont pas postés" donc n'ayez pas peur de vous lancer.

Par ailleurs l'équipe en profite pour dire à certains pimpins (surnom affectueux donné aux membres les moins sérieux vis a vis du règlement) de lire notre fameux règlement, notamment les passages concernant l'orthographe et le flood. Entendons nous bien, nous n'essayons pas de faire de notre forum un "machin" conceptuel réservé a une élite mais seulement de le rendre plus agréable pour tous et pour ce faire nous comptons sur vous.


Tiens le mois de Juin? c'est arrivé si vite... le moral du forum est au beau fixe après les évènements qui se sont passés, la qualité des différentes interventions ainsi que leurs pertinence sont toujours autant appréciables.
Juin... Il y aura ce mois ci l'anniversaire d'une date importante de notre histoire, comment ne pas penser a tous ces jeunes garçons qui ont débarqué sous une grêle de balles pour libérer l'Europe du joug nazi? Penser a eux ne serai qu'une seconde durant cette journée importante sera déjà un travail de devoir de mémoire afin de ne pas les oublier, eux qui nous ont débarrassé de la bête immonde qu'a été le nazisme

En parlant de nazisme... Ce mois ci Charlemagne nous propose un très bon article sur le black métal et le neo-nazisme, je vous conseille de le lire attentivement il en vaut le coup d'oeil.
Notre modérateur a l'humour très décapant (stupeur un concurrent de Porta), j'ai nommé, Jean Louis, nous propose un article sur "Les sections spéciales", édifiant...
Ming lui a du se boire une bouteille de saké, nouer un foulard autour de sa tête pour se lancer dans un sujet sur les kamikaze, ces vents divins qui n'ont pas eu assez de souffle pour ralentir la défaite inexorable du Japon.

Apres ces bonnes nouvelles il y'a forcement la moins bonne, nous allons vraisemblablement repousser la date des journées du forum et ce vers mi juillet, nous vous tiendrons bien évidemment au courant de l'évolution de ce problème.

En vous souhaitant bonne lecture!

L'équipe du forum vert et les majorettes associés


Journées du forum

VOUS ETES PRIES DE NOUS PRECISER SI VOUS COMPTEZ PARTICIPER A CES JOURNEES

Comme vous le savez ou si vous ne le savez pas, ou comme vous devriez le savoir, l’édition 2008 des journées du forum vert arrive à grands pas. Cette année, les journées se tiendront sur 3 jours en Alsace au cours d’un week-end dont les dates, après vote, sont les suivantes : 5-6 et 7 juillet 2008

Votre présence est fortement souhaitée et nous comptons sur vous. Nous nous connaissons presque tous virtuellement, il est toujours plus agréable de se rencontrer et de pouvoir échanger, discuter de vive voix ! C’est la raison pour laquelle nous avons concocté un programme qui ne vous laissera pas le temps de vous ennuyer.

PROGRAMME DE CES JOURNEES :

Samedi :
- 10h-11h-12h : Arrivée, prise de contact et repas (prévoir la nourriture pour le barbecue).
- Apres midi : Mise en place du campement et balade dans Colmar (façon forêt de Machecoul).
- Soirée: Pot de départ offert par Jo et Dodo parce que demain longue journée.

Dimanche:
- 10h-10h30 : Départ vers le Mémorial de la poche de Colmar. Visite du musée.
- Repas ensemble à une table sur la route en direction d’Uffheim et sa Casemate. Visite de celle-ci.
- Retour au camping en fin d’après midi, début de soirée.

Lundi:
La suite de cette journée est prévue pour ceux qui veulent rentrer tranquillement mais il restera l'équipage de Joseph Porta-Ming qui pratiquera une retraite vers Paris en appliquant la tactique de la terre brûlée du viol et du pillage, cela va de soit.

CE QUE NOUS ALLONS VISITER :

- Le mémorial de la poche de Colmar
Situé dans un caveau voûté du 18ème siècle (ayant servi d'abri aux habitants de Turckheim au cours de la Seconde Guerre Mondiale), le musée présente le témoignage des événements de deux mois d'enfer autour de Colmar à travers les acteurs de cet affrontement et la technologie des matériels de l'époque.
Un aperçu valant mieux qu’un long discours, vous pouvez visiter virtuellement le musée ici :
http://musee.turckheim-alsace.com

Mannequins au mémorial de la poche de Colmar

- Casemate mémorial, Uffheim. Une casemate de la Ligne Maginot reconstitué comme à l'epoque, exposition de materiel, visite des batiments. Allez jeter un oeil au site :
http://www.maginot68.com/pages/racines.php

La Casemate en pleine reconstitution - L'interieur




Les Sections Spéciales ( 1941-1944)


Cette dramatique histoire commence le 21 août 1941, ou un militant communiste du nom de Pierre Georges, tue l’aspirant de la Kriegsmarine Moser, à la station de métro Barbès. Cet acte entrera dans l’Histoire sous le nom « d’attentat du métro Barbès », et le militant communiste Pierre Georges deviendra le colonel Fabien.
En représailles, les autorités allemandes demandent les têtes de 6 personnes, mais ils veulent que ce soient les français qui s’occupent de l’affaire. Le jour même, le ministre de l’Intérieur de Vichy, Pierre Pucheu et surtout le Ministre de la Justice Joseph Barthélémy, préparent un projet de loi d’exception « anticommuniste et anti anarchiste », qu’il présente au général allemand von Stulpnagel, reprenant un ancien projet de l’amiral Darlan.
Les principales dispositions de cette loi d’exception sont les suivantes :
1- Les Sections Spéciales auront autorités pour juger de toutes menées anarchistes et communistes. Ces tribunaux siégeront en zone non occupée auprès de tribunaux militaires ou maritimes et auprès des Cours d’Appel en zone occupée.
2- Les Individus pris en flagrant délits seront jugés immédiatement, sans procédure d’instruction préalable, à défaut de défenseur choisis par l’inculpé, une défenseur sera commis d’office.
3- Hors du cas de flagrant délit, une procédure d’instruction de 8 jours est prévue. Aucun recours ne sera admis contre les ordonnances du Juge d’Instruction, qui renverra le dossier devant la Section Spéciale qui statuera dans les 2 jours.
4- Les jugements rendus par les Sections Spéciales sont sans recours ou pourvoi, ils sont exécutables immédiatement
5- Les peines prononcées peuvent aller jusqu'à la peine de mort. Les militaires ou fonctionnaires français ne pourront qu’être condamnés qu’à la peine capitale.
6- Les dispositions du Code Pénal ne sont pas applicables aux individus visés par cette loi.
7- Le tribunal siégera à huis-clos
Sont ajoutés le 22 aout :
- la Rétroactivité de la loi ( un homme peut-être jugé en fonction de cette loi, alors que les faits qui lui sont reprochés datent d’avant sa promulgation, principe parfaitement illégal ) Et l’exécutions immédiate par les autorités françaises .
- La cour serait composée de 5 magistrats, la majorité simple suffisait à condamner un homme.
- la non énonciation de motif(s) d'inculpation(s)" parce qu'il peut y avoir un ou plusieurs motifs.
- La responsabilisation des autorités chargées de l’exécution des peines ( Pour garantir l’exécution des sentences de mort)

Les autorités françaises de Vichy s’était engagées à donner satisfaction aux allemands dans les 8 jours après l’attentat. Il fallu donc trouver un magistrat qui accepterait de présider cette première Section Spéciale, il fut trouvé en la personne d’un conseiller à la cour d’appel de Paris, âgé de 56 ans, Michel Benon.
Les premières victimes sont prêtes a être livrées à la « machine judiciaire » mise en place par Pucheu, Barthélémy , Darlan et Pétain .
André Bréchet , militant communiste, n’ayant rien à voir avec l’attentat
Abraham Trzebrucki , Juif polonais émigré, inculpé pour ne pas avoir obéi à une expulsion en 1923 !
Emile Bastard, arrêté au simple motif d’avoir une ronéotypeuse chez lui
Ces trois hommes ont étés condamnés à mort et guillotinés le 28 août 1941, pour un crime qu’il n’avait pas commis, leurs avocats demandèrent la grâce à Pétain, mais sur ordre de Pierre Pucheu, cette demande ne fut même pas transmise, et Pétain le savait.
Ce même 28 août 1941, ont été condamnés sous accusation de « sabotage » et exécutés à Lille : Alfred Delattre, Marcel Delfy et André Lefebvre
Le 29 Aout, seront exécutés (après condamnation à mort le 25 mai) au Mont Valérien :
Henri-Louis-Honoré D’Estienne D’Orves , à 8h22
Maurice Barlier, à 8h 31
Yan Doornik , à 8h 37

Les sections Spéciales sévirent jusqu’à la Libération et firent de nombreuses victimes.
Quand au sort des responsables, il est connu :
Pétain fût condamné à mort en 1945, peine commuée en détention perpétuelle à l’Ile d’Yeu et y est mort en 1949
Joseph Barthélémy fut arrêté, mais mouru en détention en 1945
Pierre Pucheu passa en Algérie en 1943, mais y fut arrêté le 12 mai 1943, sur ordre de Giraud, il à été jugé par une cour militaire et fusillé le 20 mars 1944, après le rejet de sa demande de grâce auprès de De Gaulle
L’amiral François Darlan , après son ralliement aux gaullistes ( et surtout aux américains….) fut assassiné le 24 décembre 1942 par un jeune royaliste, Fernand Bonnier de la Chapelle.
Les Sections Spéciales furent un des épisodes les plus sombres de la Magistrature française.
La réticence des différents gouvernements à laisser accéder aux archives de cette époques en est un signe évident.

Sources : "L'affaire de la Section Spéciale", par Hervé Villeré, Edition Fayard, Dépôt Légal : 1er Trimestre 1973
La page Web consacrée au livre : http://www.denistouret.net/textes/Villere.html
Un article succint sur Wiki : http://fr.wikipedia.org/wiki/Sections_sp%C3%A9ciales_en_France_pendant_la_Seconde_Guerre_mondiale

Jean-Louis

 

J’étais un kamikaze

Nagatsuka

Voici un livre qui mérite que l’on s’y arrête. J’ai quelques ouvrages sur les aviateurs japonais dans ma bibliothèque, dont celui de Saburo Sakaï –un as crédité de 64 victoires-, un autre de Mitsuo Fuchida –l’aviateur qui mena la première vague d’attaque sur Pearl Harbor-. Celui de Nagatsuka est très différent des deux précédents et c’en est même surprenant.

C’est un ouvrage publié il y a déjà quelques temps de cela (voici un Ming en fait, soit 36 ans) mais si ce qui suit vous donne envie de le lire, vous ne devriez pas avoir trop de mal à le trouver. Il est intelligemment préfacé par feu Pierre Clostermann.

Nagatsuka entre dans le conflit en 1944, au moment ou les japonais ont perdu tout espoir de victoire. Nagatsuka est un étudiant en université ou il suit un cours de français, à la différence d’autres élèves qui ont choisi l’allemand parce que l’Allemagne est alliée du Japon. En dépit des conseils de son père, il a choisi le français parce que la langue le séduit beaucoup plus et aussi il est vrai parce que le professeur d’allemand est une brute qui aboie plus qu’il n’enseigne.

Le livre commence en 1943 avec une allocution de Tojo qui déclare au cours d’une émission radiophonique que désormais les étudiants ne bénéficieront plus de report d’incorporation et devront aider leur pays à gagner le conflit. Les étudiants, dont lui-même, s’y attendaient à plus ou moins longue échéance, mais sous une forme d’aide économique plutôt qu’une incorporation presque immédiate.

Nagastuka n’étant pas un étudiant en sciences ou médecine –les seules catégories épargnées- n’étant pas non plus déclaré inapte, le voilà d’abord obligé de travailler dans une usine d’obus contraint et forcé, en attendant son incorporation dans un régiment. Au détour d’un voyage chez ses parents, il croise un de ses amis incorporé qui lui fait part de ses classes au sein de l’armée et lui dépeint de la pire manière qui soit. Brimé, battu, il ne mange même pas à sa faim et se voit humilié, ridiculisé en permanence par les sous-officiers qui le forme. Comme beaucoup d’autres étudiants, Nagatsuka ne peut pas encadrer les militaires de carrière –ils les appellent les « Zol » une expression méprisante dérivée du mot Soldat prononcé en allemand- et ne se voit carrément pas finir dans l’armée de terre. En fait au sein du groupe d’étudiants qui l’entoure, certains sont pacifistes, d’autres patriotes, d’autres encore pacifistes et patriotes mais tous ont en commun une peur terrible : celle de se voir emprisonné par la gendarmerie japonaise (en fait le Kempe-taï) à la suite de propos jugés séditieux ou défaitistes. Et il ne faut vraiment pas grand-chose pour se retrouver derrière les barreaux.

Et il se rappelle qu’un jour, un ancien étudiant de son université lui a dit qu’il avait toutes les qualités nécessaires pour faire un bon aviateur. Au détour de la lecture d’un journal il apprend que l’aviation recrute un lot de candidats, car les pilotes manquent désespérément. Il envoie sa candidature pour devenir Tokusô (aspirant pilote recruté chez les civils en vue de devenir officier) et elle est aussitôt acceptée. On lui demande de venir à l’école de pilotage avec un sabre, que son père achète avec une bouteille de saké afin de célébrer ce que personne ne veut s’avouer, à savoir la dernière réunion familiale avant longtemps. A peine arrivé et revêtu de l’uniforme on l’informe de ce que les civils ne savent pas, à savoir la situation militaire dramatique dans laquelle se trouve le Japon. Ce n’est pas encore la défaite, mais les japonais ne cessent de reculer en perdant atolls et îles, avec des pertes humaines dramatiques.

La formation commence sur des planeurs. Le traitement est bien différent de ce que l’un de ses amis subit au sein de l’armée de terre, les élèves pilotes sont considérés, choyés, soignés dans tous les sens du terme.

Nagatsuka et ses camarades sont chapeautés par un sous-lieutenant Sakaï (rien à voir avec Saburo Sakaï, ni Iwori Sakaï qui en qualité d’instructeur avancé apprit les réflexes de base à de très nombreux futurs pilotes de chasse). Au bout d’un mois ils sont transférés et passent dans une autre école pour prendre cette fois ci les commandes de biplans, les Akatombo (« libellules rouges » en référence à la peinture dont ils sont recouverts). Il est lâché solo au bout de 9 heures de double commande, son premier vol solo se termine par un magnifique crochet du droit de la part de son instructeur, pour avoir fait voler son appareil aux limites d’un périmètre réservé aux décollages. Mais le soir même l’officier s’en explique et lui offre en guise de réparation un sac de biscuits. Les vols sont interrompus du fait de l’absence de carburant, puis reprennent à hauteur d’un jour sur cinq. L’essence est mélangée avec de l’alcool pour pallier la déficience de carburant, ce qui ne va pas sans entraîner la mort d’un élève pilote et pour Nagatsuka, un posé en pleine campagne dont il ressort avec les nerfs de la jambe droite froissés. Et c’est alors qu’on lui apprend que lui et ses camarades sont envoyés « achever leur entraînement » en première ligne. En fait les élèves pilotes n’ont pas eu le temps d’aborder le PSV (Pilotage Sans Visibilité) et la navigation, et même si tel avait été le cas, ils seraient restés au sol du fait du manque d’essence pour les appareils, désormais réservée aux kokutaï (escadrilles) en première ligne.

Certains de ses camarades sont envoyés aux Philippines, mais Nagatsuka reste au Japon et est affecté sur un aérodrome au sud de l’archipel, dans une escadrille équipée de Ki-45 Toryu (Nick selon le code US) qui lutte désespérément pour chasser les « dragons volants » (B-29 Superfortress) qui viennent jour après jour pilonner le sol japonais.

Il accompagne au cours d’une première mission un de ses supérieurs, puis se voit chargé d’attaquer les B-29 avec un antique Ki-27 (monoplan à train fixe et deux mitrailleuses de 7,7 mm), mission qui se termine évidemment sans aucun quadrimoteur abattu. Déjà certains de ses camarades font preuve d’un courage suicidaire, parlant de la mort patriotique comme d’une issue certaine. Chose qui ne l’enthousiasme absolument pas et contre laquelle il lutte autant qu’il le peut.

Les choses se compliquent car désormais les B-29 décollent de Tinian et sont escortés de chasseurs, ce qui complique d’autant le travail de Nagatsuka et de ses camarades. Il est réaffecté dans une escadrille à 60 km au nord nord ouest de Tokyo ou cette fois-ci il prend les commandes d’un Ki-43 Hayabusa (Oscar selon le code US). Il est convaincu de mourir à plus ou moins brève échéance et pense que la défaite japonaise interviendra très sûrement en 1946. On lui apprend au même moment que l’aéronavale japonaise vient de lancer les premières missions suicide, mais pour lui il n’est pas encore question d’aller précipiter son appareil contre un bâtiment américain. Il y a bien eu des pilotes qui se sont volontairement jetés contre des objectifs ou des cibles américaines précédemment, mais cela ne témoignait pas d’une plan organisé en tant que tel. Dans les deux cas les plus connus, il s’agissait d’officiers sachant parfaitement que, leur avion endommagé et/ou eux-mêmes blessés, ils n’avaient aucune chance de revenir se poser sur leur aérodrome.

C’est ici que Nagatsuka explique comment l’armée de l’air japonaise est venue à lancer des attaques suicidaires. Contrairement à ce que la légende dit, ce n’est pas exactement l’état-major qui a forcé les pilotes à aller se précipiter avec leurs appareils contre les bâtiments américains, puisqu’en fait les pilotes se sont rendus compte par la force des choses que c’était, selon eux, la dernière option possible pour freiner ou stopper l’invasion américaine. Et dans l’armée de l’air nippone, le choix a été laissé aux pilotes. Nagatsuka n’emploie pas le terme kamikaze, qui est, bien qu’il ne le mentionne pas, péjoratif. L’expression exacte est Shimpû Tokubetsu Kogekitaï dans la marine, ce qui veut dire « corps d’attaque spécial », Shimpû signifiant « vent divin ». Dans l’armée de l’air japonaise, on le nomme Shimbu Tokubetsu Kogekitaï, Shimbu signifiant « rassemblement des forces courageuses ». Quoi qu’il en soit quatre groupes d’aviation au sein de l’armée de l’air furent formés : Shikishima (Belle île) Yamoto (race japonaise) Asahi (soleil levant) et Yamazakura (fleurs de cerisier sauvage).

 

Ces quatre noms étaient tirés d’un ancien poème japonais : Si l’on me demande ce qui est l’âme de la race japonaise de la belle île, je réponds qu’elle est comme les fleurs de cerisier sauvage qui répandent un parfum sous le soleil levant.

Les corps d’attaques spéciales vont de pair avec la mobilisation générale du pays. Une défense civile est organisée avec un plan qui prévoie l’enrôlement de 26 millions de japonais pour aller se battre sur les plages de l’archipel contre les troupes américaines. S’en serait sûrement suivie une véritable boucherie, mais qu’importe aux yeux des officiers japonais. De toute façon la situation générale du pays est désespérée, les denrées alimentaires se font rares, le pétrole est rationné –il n’y a guère que les militaires qui circulent en voiture- et la situation économique, notamment l’approvisionnement en métaux ou alliages non ferreux est à ce point réduite que le gouvernement en vient à frapper des pièces de monnaie en faïence. C’est sans parler des villes japonaises qui sont régulièrement bombardées par les B-29 de Curtis le May qui lâchent désormais leurs bombes à basse altitude (2 000 m) et sur des objectifs civils pour créer un mouvement de panique au sein de la population.

Je m’arrête volontairement ici pour la suite, car Nagastuka survit à la guerre –ce qu’il ne croyait absolument pas pensable- pour devenir traducteur de français par la suite.

Ming


Black Metal et néonazisme

Avant de commencer je voulais insister sur le fait que le black metal n’est pas automatiquement synonyme de national socialisme ou autre s mouvements fascistes. On ne peut nier que le mouvement B lack M etal et l’extrême droite ont eu des histoires communes . D’autre part, o n ne peut pas dire qu’il s’agit seulement d u fait de marginaux de la scène. Mais avant d’aborder ce domaine, commençons par le commencement ou plutôt la naissance du Black Metal.

Le Black Metal est né dans les années 80 en Scandinavie. Dès le début, le mouvement musical se définit par une violence alors jamais atteinte (et encore jamais dépassée dans les mouvements underground) tant par la musique que par l’attitude. Le black metal se caractérise par un son grave, rapide et sombre , instaurant une ambiance haineuse, misanthropique et violente. Sur scène, la musique est liée à une esthétique morbide avec l’utilisation de « corps p e int s », de tête d’animaux mutilés… Mais jusque la, ces pratiques tant scéniques que musicales sont visibles dans d’autres genre de métal , même si le black metal pousse cela à l’extrême. La grande différence entre le BM et le reste de la scène metal, c’est que les premiers vont mettre en pratique ce que les seconds ne faisaient que chanter : suicides, meurtres, tortures, nécrophagies, incendies d’églises, profanations de cimetières, trafics d’armes à feu et d’explosifs, attentats… Bref, les activités extra-musicales du Black Metal sont multiples et florissantes au point qu’en Angleterre il y eu même des tentatives pour faire interdire cette musique.

D’un point de vue idéologique, le black metal est fondamentalement antichrétien (ce n’est pas un hasard si le metal chrétien est appelé « White Metal »), nihiliste, élitiste et patriote. A l’origine, le satanisme est la « religion » du mouvement mais très vite le paganisme scandinave prend une importance considérable et c’est la que les choses se gâtent. En effet, les derniers dans l’histoire qui ont mélangés paganisme, nihilisme et élitisme sont bien sur les SS. La seul différence reste alors le racisme… la frontière entre les deux mouvements semble bien fragile.

Cependant, il ne s’agit pas de l’unique cause, en réalité, elles sont multiples :
« Tout ça a commencé parce que de nombreuses personnes étaient fascinées par le côté extrême de la Seconde Guerre Mondiale. Ce n’était pas du racisme, seulement une nouvelle fascination pour l’extrême » Tomas Thormodsaeter Haugen alias Samoth
« Le lien avec l’extrême droite est apparu lorsque les gens ont pris conscience de leur passé et de leur pays ; ils ont cherché à rendre hommage à la culture et à l'héritage de leur patrie. C’est aussi une certaine tendance. La vague de groupes aux idées politiques extrêmes s’est accrue aussi vite que le Black Metal au début des années 90 » Bârd Heitun alias Faust
« Avec son attitude militante et ses désirs de bouleversement idéologique, la branche violente du Black Metal affiche un certains nombre de caractéristiques similaires à l’extrême droite. Ces deux mouvements croient qu’un jour leurs ennemis connaîtrons le jugement dernier, ils sont stimulés par l’assurance de la victoire finale, malgré les obstacles écrasant de l’opinion publique qui s’oppose fermement à leurs idées, leurs comportements et leurs intérêts. Ils partagent tous deux une grande fascination pour le symbolisme et les mythes. » Lord of Chaos

L’arrivée de plus en plus de groupes de Black Metal , puisant leurs sources dans l’interprétation raciste du paganisme et dans la nostalgie du fascisme , a permi s l’apparition d’un sous-genre du Black Metal, le National Socialist Black Metal ou NSBM. Ce nouveau genre a permi s aux néo-nazis de la scène de s’unifier sous une même bannière tout en permettant au reste du Black Metal de les marginaliser , en montrant qu’il s’agissait d’un genre bien différent. D’un point de vue musical, le NSBM se caractérise par un retour aux sources du Black Metal (le True Black Metal ou Black Metal Old School) ou par l’intégration du folklore musical européen. Les membres de la scène NSBM sont souvent bien plus proches des mouvements Skinhead néo-nazis que du reste de la scène Black Metal.

On ne peut aborder les relations entre la scène black metal et les mouvements néo-nazis sans aborder l’incontournable Varg Quisling Laarson Vikernes, le fondateur et l’unique membre du groupe Burzum. Sous le pseudonyme de Count Grishnackh, il est probablement celui qui a permi s au Black Metal de dépasser la scène nationale norvégienne pour partir à la conquête du monde. Né en 1973, à Bergen, Varg Vikernes intègre la scène black metal à la fin des années 80. Très vite, grâce à son charisme et à la réussite de Burzum, il devient l’un des leaders de la scène. C’est lui, entre autre, qui a débuté en 1992 la vague d’incendie d’église s qu’à connu alors la Norvège et c’est aussi lui qui introduira le paganisme dans le Black Metal. En 1993, il est arrêté par la police norvégienne pour le meurtre de Øystein Aarseth alias Euronymous (membre du groupe Mayhem et créateur de la scène black metal norvégienne) et l’incendie d’une dizaine d’églises. Avant même son incarcération, Vikernes développe un nationalisme très extrême. Après son incarcération, il créé le Norwegian Heathen Front (Front païen norvégien), organisation néo-nazi païenne dont l’idéologie est basé sur la suprématie de la race germanique. Finalement, il finit par se détacher totalement de la scène black metal et met fin à Burzum en 1999 en raison du « trop grand nombre de non aryen s qui l’écoutent ». Cependant, Vikernes a annoncé qu’il fera peut être encore deux albums à sa sortie de prison , tandis que le site internet de Burzum est toujours actif. Vikernes garde une énorme influence dans le NSBM et le Pagan Front (organisation néo-nazi regroupant des groupes de NSBM de toute l’Europe).

Bien qu’il soit le principal leader du NSBM, on ne peut résumer ce mouvement aux actions de Vikernes ni le restreindre à la seul Norvège. Un peu partout en Europe le NSBM va s’établir. En France, une bonne partie des groupes de Black Metal ont des liens de près ou de loin avec le NSBM. En 1996, le cimetière de Toulon fut profané par des membres de l’Ordre sacré de l’Emeraude, groupe occulte très proche des mouvements néo-nazis français. En Bretagne, le True Armoric Black Metal est impliqué dans la destruction d’églises. Le NSBM s’est surtout développé en Europe de l’est avec des groupes comme les polonais de Graveland et les ukrainiens de Nokturnal Mortum. En Russie, le Parti National-Radical proposa comme candidat à la mairie de Moscou le chanteur du groupe Korrozia Metalla, Sergei Troitsky alias Spider.

Le Black Metal reste handicapé par une image raciste qui , si elle ne peut être totalement nié e , ne peut pas non plus englober l’ensemble des groupes et des fans. Cet amalgame est hélas présent partout y compris dans les autres genres de metal, ainsi le livre «Goth, le romantisme noir de Baudelaire à Marilyn Manson» de Patrick Eudeline, décrit dans un chapitre le Black Metal mais se contente de parler de Varg Vikernes tout en ignorant l’ensemble que représente ce mouvement musical.

Je finirais en citant les propos de Vegard Sverre Tveitan alias Ihsahn du groupe Emperor :
« Evidemment, il y a des idées racistes et nazies au sein de la scène Black Metal, et ce, dans le monde entier. Personnellement, je ne crois pas que le Black Metal devrait s’impliquer dans la politique, parce que je vois cette musique comme quelque chose d’atmosphérique et d’émotionnel plutôt que politique. Les groupes hardcore ou punk peuvent parler de politique eux, le Black Metal, c’est autre chose. Si un nazi fait du Black Metal, ça ne veut pas dire que tous ceux qui font du Black Metal sont nazis. Je ne pense pas que le nazisme soit très lié au Black Metal sauf peut être pour son goût partagé des fortes personnalités. »

Charlemagne

NB :
Les origines du métal viennent principalement du Hard rock, du punk (vers les années 60). Le mouvement évolua au fur et à mesure, dans les années 60, le Métal naît avec Iron Maiden, Motorhead. Des groupes comme Black Sabbath donnent le genre. Vers les années 90, le Metal commença à se diversifier .Aujourd’hui, nous pouvons compter une multitude de branches dans le métal comme le Doom, le Death, le Folk, le Speed, le Neo, l’Indus…, Etc. La liste est longue et pleine de surprise.


La photo du mois !

Encore de la reconstitution ce mois-ci; avec les photos de Sully sur Loire qui montrent bien la reconstitution sous toutes ses coutures... De la diversité dans les tenues présentées: du Gi's US au French SAS...
Ce mois de Mai récompense le travail de deux anciens membres du forum: Greytwo (US) et Glider82 (FFI)... La qualité des tenues et le symbole de cette photo sont tout à leur honneur!!

A partir de maintenant la photo du mois sera choisie dans celles qui seront mises en ligne sur un topic créé à cet effet. Vous pouvez y mettre une ou deux photos (où vous devez figurer) par mois. Celles qui ont déjà été récompensées ne doivent pas être de nouveau proposées, mais toutes les autres peuvent concourir plusieurs fois... (C'est ici)

 


Du nouveau

Dans l'objectif d'une amélioration constante du forum, une nouvelle rubrique à vu le jour durant ce mois de Mai. Le forum La vie quotidienne pendant le conflit vient remplir un manque flagrant. En effet l'aspect civil, trop souvent délaissé, est une part importante de notre histoire, de la seconde guerre mondiale. Ce forum a pour vocation de parler, non seulement de la vie civile en France, mais aussi dans les pays occupés et non occupés: le rationnement, la bataille d'Angleterre, la cuisine...

Statistiques

Nombre de nouveaux messages:
4340 nouveaux messages ce mois de Mai, soit 9% du total.

Nombre de nouveaux sujets:
242 sujets ont été créé, soit 8% du nombre total de sujets.

Meilleurs posteurs:
Hors modérateurs, j-p et sturmovik ont posté le plus de messages.

Nombre d'inscription du mois de Mai:
51 membres nous ont rejoins pendant ce mois pour atteindre les 1098 membres.

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